Bonjour, vous trouverez ici un texte à usage scolaire (chlorophylle-photosynthèse-formules chimiques simplifiées), ma participation à deux concours d’écriture (une réflexion poético-philosophique sur big bang et création de l’Univers et sur mon enfance ),mes livres préférés,poésie etc…

Pourquoi les plantes sont vertes ? La chlorophylle et la photosynthèse (page 1 et 2)
26 janvier, 2009, 15:24
Classé dans : La Chlorophylle Page 1et 2,Le Jardinet des Sciences

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Le Jardinet des Plantes

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Chlorophylle & Photosynthèse        page 1                     __________________________________________________________________________ 

Ce texte explique en mots accessibles A TOUS ET SURTOUT  aux enfants un sujet à priori compliqué :

LE « MIRACLE » DE LA PHOTOSYNTHESE

ou comment grâce à la chlorophylle, les plantes produisent de l’oxygène …

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Une façon simple de s’intéresser aux Sciences, de  découvrir combien les arbres, les plantes jouent dans notre vie un rôle important …

Deux petites expériences scientifiques extrêmement simples et faciles à réaliser sans se ruiner

(repérées dans le cd rom de Science et Vie) 

et un mini conte illustrent et égaient ce texte …

Pour les images, je laisse aux enfants leurs crayons de couleur, ils sauront faire eux-mêmes de belles enluminures …

Vos commentaires sont bienvenus …

Cela fait plaisir de savoir comment est perçu ce que l’on a écrit, si cela est utile, si cela plaît

Vos suggestions aussi sont bienvenues…

Elles peuvent être motivantes et constructives

ET PUIS C’EST GAI DE COMMUNIQUER tout simplement… 

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CHLOROPHYLLE

quel mot compliqué !

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Mais d’où vient donc ce mot bizarre ? 

Etymologie :      (=origine du mot)

En grec ancien, on disait « khlôros  » pour dire  vert et « phullon » pour dire feuille .

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Donc, si je comprends bien, la chlorophylle, c’est tout simplement le « vert » des « feuilles ».

Je peux aussi dire que, si les feuilles sont vertes, c’est parce qu’elles contiennent de la chlorophylle…

Maintenant, allons à la découverte de son utilité – oh ! combien précieuse … à notre vie et à celle de tout ce qu’il y a de vivant sur Terre .

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FAISONS UNE PETITE EXPERIENCE …   Rire

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il faut :  quelques feuilles d’épinards  (bien fraîches), un pot assez haut et grand pour y passer un mixer à potage, un verre, un filtre à café, une lampe puissante (il faut qu’elle éclaire bien) et un peu d’alcool à brûler.

N’oubliez pas le mixer, vous en avez besoin pour notre expérience.

préparation : je vais faire une petite « soupe » avec mes épinards, mais je ne dois surtout pas la cuire. Je passe mon mixer dans ma soupette et ensuite, je la filtre pour ne garder que du jus d’épinards et j’y ajoute un peu d’alcool. Cela ne donne pas très envie n’est-ce pas? Tant mieux, il ne faut surtout pas la boire, il faut l’éclairer, avec la lampe en faisant bien le noir autour de soi, l’idéal étant de se mettre sous une sorte de petite tente (sous une couverture par exemple). J’éclaire donc … et j’ouvre bien grand mes yeux…

que se passe t-il ?            (ici j’écris ce que j’observe)

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La lumière en se diffusant dans la préparation verte fait apparaître le mélange en rouge dans le verre.

C’est le principe de « fluorescence » de la chlorophylle qui réagit à l’énergie lumineuse, ce qui est prouvé par cette expérience.

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Chlorophylle & Photosynthèse        page 2                 __________________________________________________________________________ 

NOUS AVONS FAIT UNE EXPERIENCE QUI NOUS A MONTRE QUE LA CHLOROPHYLLE AGIT SOUS L’ACTION DE LA LUMIERE …A quoi peut donc bien servir cette « transformation » de la lumière? Voyons cela, en faisant une petite démonstration qui vous permettra de comprendre…

Trouvez une bougie, allumez-la (avec la permission d’un adulte s’il vous plaît) et prenez un verre que vous retournez sur la bougie allumée  .………..  oh zut  la bougie faiblit et s’éteint !

En fait la bougie a « respiré » tout l’oxygène (il entre dans la composition de l’air que nous respirons et qui nous entoure) qui était contenu dans le verre, on peut constater qu’il n’y en a pas beaucoup, aussi quand l’oxygène a manqué, pfft  … la flamme s’est éteinte !

Nous aussi, s’il n’y avait plus d’oxygène, nous ne pourrions plus respirer. Ceci montre que dans l’air, il y a un peu d’oxygène et d’autres gaz entre autres de l’azote et du gaz carbonique.

Bien, bien, il faut maintenant expliquer ce qu’est du gaz carbonique.

PETIT COURS DE CHIMIE

TOUS les êtres vivants (que ce soient des plantes, des animaux, des êtres humains) , tous sont « fabriqués » avec de l’eau et du carbone. (Il serait très compliqué d’expliquer tous les autres « trucs » qu’il faut pour qu’ils soient complets, on simplifie pour arriver à notre explication sur l’utilité de la chlorophylle.)

Le carbone est une matière qui se combine (on pourrait dire qui se marie) très facilement avec d’autres matières.

Il se présente donc sous différentes formes selon « à qui » il est «  marié », on peut donc le trouver sous forme de charbon, de sucre ou de diamant par exemple, c’est étonnant ce qu’il peut se déguiser, en tout cas, c’est un grand acteur dans la vie.

Le gaz carbonique, on pourrait dire que c’est Mr Carbone qui s’est marié avec Melle Oxygène … Où se sont-ils rencontrés ? Dans nos poumons ou dans les petits trous de la mie de pain ou… dans le gaz d’échappement produit par le moteur d’une voiture … mais c’est moins romantique … non?

ETUDIONS CE QUI SE PASSE DANS NOS POUMONS …

Quand je respire, je fais comme la bougie, je « brûle » l’oxygène qui est dans l’air. J’inspire … mes poumons font leur travail : ils retiennent l’oxygène pour le faire passer dans le sang qui en a besoin pour faire son boulot à lui. Pendant que mes poumons sont bien gonflés, le sang, lui, il en profite pour « sortir ses poubelles »: il met en présence de l’oxygène les « petits bouts de carbone usés  » de notre corps et comme le carbone tombe amoureux de l’oxygène, ils forment un petit « couple » qui est connu sous le nom de gaz carbonique. J’expire … mes poumons dégonflés rejettent maintenant ce fameux gaz carbonique  et cela débarrasse mon corps de certains de ses déchets.

Oxygène + Carbone =      gaz carbonique

     OO  +   C      =      COO

                       =      CO²

VOICI COMMENT S’ECRIT « GAZ CARBONIQUE » 

NOUS AVONS ECRIT SA FORMULE CHIMIQUE

En chimie, on écrit le nom des molécules. Pour cela, on utilise des lettres qui représentent chacune un atome de matière.

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 ATOMES ET MOLECULES …

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Etymologie :  Et oui, toujours les Grecs qui, il y a très, très longtemps, ont inventé des mots pour décrire leurs observations de la Nature : atome vient de « atomos  » ce qui veut dire « qui ne peut pas être coupé« …

Par contre, pour molécule, c’est un mot latin (ce vieux langage des Romains du temps d’Astérix),  »moles «  , ce qui veut dire « masse ». Il a été déformé en passant du côté de l’Angleterre chez les druides de Merlin en Galles, qui en ont fait notre molécule, une « petite » masse… 

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Imaginez, c’est dimanche … Maman a fait du gâteau quatre-quart, qui comme son nom l’indique, est préparé avec un quart de farine, un quart de beurre, un quart d’oeufs et un quart de sucre.  Miam, qu’est-ce qu’on s’est régalé ! Oh !, il reste une toute petite miette … minuscule … là sur la table …

Avec votre petit doigt, vous ramassez la minuscule miette et vous fermez les yeux un instant pour imaginer que vous êtes un scienfifique, pardon !, un scien-ti-fi-que, dans son laboratoire et vous avez un magnifique microscope … Vous déposer délicatement la miette, vous prenez votre couteau et vous découpez votre miette en morceaux de plus en plus petits … encore un petit peu plus petits … Arrivera le moment où il ne sera plus possible de découper du  »quatre-quart » complet : vous vous retrouveriez avec un bout d’oeuf ou de farine ou de sucre ou de beurre, mais ce ne serait plus du quatre-quart entier …  Et bien voilà  si on écrivait « notre formule scientifique de notre molécule de quatre-quart », on noterait :

molécule 4/4  =   1/4 Oeuf + 1/4 Farine + 1/4 Sucre + 1/4 Beurre

    (OFSB)      =         O + F + S + B

Bien sûr ceci n’est pas une formule chimique, c’est plutôt une recette de gâteau, mais cela donne une idée de la façon d’écrire en langage de scientifique.

Notre « molécule » de quatre-quart se compose de 4 atomes qui restent bien liés ensemble pour être « le plus minuscule bout de quatre quart entier » possible

 Rappelez-vous, quand nous avons  « écrit la molécule du gaz carbonique » :   

CO²  (COO) ce qui représente donc un atome de Carbone et deux (²) atomes d’Oxygène. On appèle aussi ce gaz polluant le dioxyde de carbone. (« Di » veut dire deux  … oxyde vient d’oxygène …)  

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Aïe, aïe, aïe ! Pensez un peu à tous ces êtres vivants, tous ces humains, ces animaux, qui respirent et donc rejettent du gaz carbonique.

A toutes ces voitures aussi qui envahissent notre air avec leurs gaz d’échappements carboniques respectifs … Excusez-moi, mais l’air avec toute cette pollution, on n’a plus envie de le respirer, pas vrai ?

Et bien, il n’y a pas « trop »de quoi s’inquiéter car tant qu’il y aura beaucoup de plantes sur Terre (surtout des arbres), Dame Nature veillera sur nous et s’arrangera pour nous donner de l’air bien oxygéné à respirer. (Par contre, il est important de sauver les arbres, ceux de la plus grande forêt du Monde, la forêt Amazonienne, sont en grand danger parce qu’on les coupe à tort et à travers. Chaque arbre abattu devrait être remplacé par un autre jeune arbre planté ! Ce qui est rarement fait…) 

Mais comment fait-elle cela, Dame Nature ? 

Grâce à notre amie la chlorophylle … et oui ! 

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pour lire la suite cliquez sur lien >  http://maesv.unblog.fr/tag/sciences/la-chlorophylle-page-3/

 

  

 

(suite…)



Mes portraits d’ après photo
19 avril, 2011, 22:15
Classé dans : Galerie de portraits

Un portrait de Marilyn d’après une photo (1957) de Richard Avedon que j’ aime beaucoup car ce grand photographe a su saisir Norma Jean dans toute sa fragilité

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Si vous désirez voir la photo originale voici un lien

http://nymag.com/news/features/31523/

Si vous lisez l’ anglais l’article sous la photo est intéressant …

 

John Malkovich au crayon cette fois
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En cours …
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Terminé



Le Passeur de Lumière un livre de B. Tirtiaux
18 avril, 2011, 2:02
Classé dans : Dans ma bibliothèque

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Vitrail réalisé par Bernard Tirtiaux

Le Passeur de Lumière

Je l’imagine

Torturé de sueur
Scintillant, en labeur
Tout son visage pleure
Il dégouline…

Je l’imagine…

Penché sur l’ouvrage
Pellerin en voyage
D’une nouvelle image
Sa route serpentine …

Je l’imagine…

Avec son front qui butte
Ses cheveux en dispute
Comme incendie en lutte
Il s’enlumine…

Je l’imagine

Cathédrale en torpeur
Ses mains versant la lueur
Dans les mille couleurs
D’une délicate verrine..

Je l’imagine…

Le regard en capture
D’une belle épure
Qui, sous l’écorchure
Lentement se devine…

Je l’imagine…

Comme un doux géant
Qui défie le temps
En gestes sages et lents
Quand il dessine…

Je l’imagine…

Cet homme penché
Ne vit que de créer
Et devant sa majesté
Moi, je m’incline…

( Poème de V Maes)

 

Un très beau livre sur le métier de maître verrier qui m’ a inspiré ce poème … Une histoire de la fin du Moyen-Age, à l’époque des bâtisseurs de cathédrales …  Un voyage dans le temps à la découverte d’un art raconté par un homme qui a parcouru le même chemin mais plus récemment …



L’amer à boire (concours d’écriture 2003)
25 mars, 2009, 23:00
Classé dans : Des Mots pour le dire...

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Des mots pour le dire …

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Concours d’écriture organisé par la Maison de la Francité à Bruxelles en 2003

Le sujet : « L’inspecteur mène l’enquête … »

 

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L’amer à boire      par Véronique Maes

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Février 2003 …

Un de ces petits matins, blême, frileux …

La couette a un effet « velcro », difficile de s’arracher… Quitter le doux, le chaud, le néant du sommeil, entamer une journée qui me hantait déjà d’avance … Il neige à petits flocons tranquilles, les premiers de cet hiver. Le jour s’éveille en sourdine; des confettis blancs encotonnent la ville, feutrent ses bruits, ses mouvements. Bruxelles est albinos…

Un grand linceul sur un jour de deuil … quoi de plus normal ?

La bouche du métro m’avale, de là à ce qu’elle me digère … Je me sens malaxée d’angoisse, toute faible sous ce chagrin tout neuf. Qui sera là-bas ? Mes frères, « elle » (ma marâtre), des inconnus, des connus ? Peu importe, il faut y aller pour lui, ce père que je connais si peu mais par coeur. Plus de vingt ans ont coulé depuis que j’ai pris la fuite de cette famille, la mienne ? Vingt ans pour oublier, pour m’extirper de l’amer ou de la mère, pour ne plus avoir … la mer à boire. Quel qu’en soit l’orthographe, c’est tout cela que je voulais quitter : « elle » buvait, du matin au soir et moi, je tâchais d’exister ! J’ai d’abord été le premier enfant, objet de tous les câlins, de toutes les attentions; « elle » a fait de moi l’aînée de ses trois enfants, sujet de tous les reproches, de tous les dévouements imposés …

Terminus place Bizet. Dehors s’étale un fragile tapis blanc. J’ai la sensation que ce sont mes souvenirs qui croquent sous mes pas. S’ils avaient un peu plus de consistance, ils auraient ce même soupir écrasé, un rien grinçant, ce bruit de meringue qui cède sans résistance, cette plainte discrète et rauque de la neige foulée.

Le rouge des joues de mon cousin me rappelle soudain qu’il peut faire chaud en ce monde. Je me « décroqueville » pour lui dire bonjour, je me redresse dans la réalité, le présent … Il faut lui parler, entamer la conversation, résumer ma vie à cet homme que j’ai dû voir une dernière fois quand il avait 8 ans ! Nous roulons vers le crématorium de Vilvoorde où doit se réunir la famille…

« Elle » y est, « elle » est venue. Supplice …  »Elle » est en train de rassembler un sourire « pur miel » sur son visage qui n’est qu’un pli renfrogné. « Elle » a tout le « ratatiné » qu’il faut pour le rôle de la sorcière ! Coupons bref, épargnons-lui l’effort d’un tel déploiement d’amabilité, laissons le miel redégouliner au fond du pot … Je lui tends une main molle pour secouer son gant et je passe vite à la personne suivante. « J’irai dormir dans le paradis blanc » dit la chanson de Michel Berger que nous avons choisie pour le moment de recueillement … Cette neige, c’est un signe … une sorte de connivence, particulière et feutrée entre le ciel et nous. Par une fenêtre entrouverte tout là-haut … un rideau s’agite doucement pour répondre à notre adieu …

Après la cérémonie, les cendres de Papa. Je reçois cette urne, noire, brûlante et lourde, je l’encercle, elle me tient chaud. Je tiens dans mes bras mon Papa !

La nuit … je me réveille parce qu’il y a de la lumière dans ma chambre. Je « clignote » un peu, ça pique aux yeux … C’est Papa qui est là, je vois qu’il pleure, il me prend dans ses bras et me dit : « Maintenant, je n’ai plus que toi … » Il est si malheureux, je ne sais pas quoi faire, je n’ai que 8 ans, je le serre très fort aussi … « Dors, dors, ce n’est rien, ça va aller … ça va passer … »

Je te serre très fort, mon Papa. Je n’ai jamais oublié ces larmes, elles ont noyé les reproches, lessivé ma rancoeur. Il y a une semaine, à l’hôpital, je te tenais la main parce que je ne savais quoi dire à ce vieux bonhomme rongé par le cancer . Tu me parlais d’un endroit où tu avais habité avec « elle » et où tu disais en avoir bavé … « Papa, je sais très bien que tu en as toujours bavé ! » et ta main a serré plus fort la mienne … C’est comme cela que je te connais par coeur, par ces trente et quelques années qu’on résume en quelques mots  dans cette pudique étreinte de taiseux qui se comprennent à mi-mots murmurés.

J’ai posé les cendres de mon père, urne noire sur la neige blanche, chaude sur le froid … et toutes ces fleurs ont remplacé mes bras autour de lui …

Plus tard, mon frère Michel a poussé vers moi un dossier de carton bleu. « Tiens, Papa m’a donné cela un jour pour que j’y jette un oeil, mais c’est à toi. » J’ai tout de suite su ce que c’était : là-dedans, on parle d’une petite fille : moi. Vais-je enfin pouvoir répondre à toutes ces questions que je me pose, depuis si longtemps, en lisant ces papiers jaunis ? J’ai de quoi faire ma petite « enquête » perso … alors, allons-y, fourrons notre nez dans ce galimatias de rapports de Justice, dans ce pêle-mêle de vieilles photocopies et de procès verbaux, ces copies dactylographiées de lettres en fragile papier « pelure » de l’époque, c’est l’amphigourique puzzle de ma vie.

1958, Robert (23 ans) épouse Andrée (17 ans)

1963, Papa porte plainte contre Maman pour abandon de famille, il demande le divorce. Je reconnais son écriture sur ce brouillon de lettre : il donne des conseils aux policiers pour surprendre Maman dans d’autres bras, au petit matin, à telle adresse. Une liste d’objets, de meubles, certains mots rayés, d’autres pas, qui va prendre le mixer ? point d’interrogation … Il y a le compte rendu du divorce : je suis confiée à la garde de mon père, qui me laissera à ses parents, Maman a un droit de visite … Elle vient me voir après son travail, mais souvent, Bobonne ne veut pas qu’elle m’embrasse, ça pourrait me réveiller … Je dors si bien !  Moi,  j’ai deux ans et presque plus de parents. Je suis devenue l’un de ces objets dont le nom n’a pas été rayé sur la liste, je fais partie de la séparation des biens … Comme le mixer ou la couverture écossaise, j’ai finalement échu dans la part de Papa.

1966, Papa s’est remarié avec sa nouvelle fiancée, une très jolie et gentille Madame que je dois appeler Mammy Violette. Elle est si belle, on dirait une fée ! Adieu Bobonne et Bonpapa, je vais vivre ailleurs et je vais avoir un petit frère très bientôt.

Deux petits mois ont passé, voilà un papier où l’on peut lire que Maman porte plainte pour « refus de présentation d’enfant ». Dimanche, quand elle est venue me chercher, je lui ai dit du haut de mes 5 ans que je ne viens pas de son ventre et « puisqu’on va au zoo d’Anvers aujourd’hui, je préfère pas aller chez elle ! ». Je me souviens de l’ « épisode zoo d’Anvers » et de cette histoire de ventre qui ne m’a pas fabriquée, c’était un peu embourbé dans les marécages profonds de ma mémoire, mais à lire ces PV, tout revient en surface … ça remonte … ça respire … ça revit …

Je suis allée en visite chez Bobonne, quand elle m’a reconduit chez Papa, en chemin je lui ai dit : « Tu sais Bobonne, Mammy Violette … et ben « elle » est pas aussi gentille qu’ « elle » en a l’air sur sa figure ! » Je suis triste, mes longues boucles d’or que Papa me démèlait le dimanche en me prenant sur ses genoux, elles sont tombées par terre, elles ne sont plus sur ma tête, elles ne sont plus à moi, elles sont là … mortes … J’ai des tous petits cheveux comme un garçon, je suis devenue vilaine . On n’y attachera plus jamais des rubans, ceux qu’on repassait sur le bord du poêle à charbon de Bobonne. On habite à la campagne maintenant, à Wezembeek, le bout du monde … C’est loin pour faire les commissions. On n’a jamais de visite à la nouvelle maison, personne ne vient nous voir et on va chez personne. Ma famille a perdu des morceaux, comme mes cheveux … Marco, mon cousin, Marraine, la soeur de mon Papa, et son mari, « Mononcle Vittorio », Tante Hélène, Mononcle Clément, Tante Madeleine, Parrain Jules … Ils ont tous disparu, on ne les connaît plus … Je ne dois pas parler de ces gens … mais … c’est pas … »des gens »… c’est ma famille! Bon ! ça suffit, tais-toi !

Même la Poste ne nous connaît pas, ou n’arrive pas jusqu’ici ! Bobonne ne m’a pas oubliée, deux fois qu’elle écrit à son fils et que finalement elle n’aura en réponse que cette lettre de sa bru, indignée que ce soit « elle » qui réponde, son fils a-t-il  besoin d’une secrétaire pour écrire à sa mère ? Elle est polie mais elle a du mal à se retenir, ça se sent ! Il manque un morceau que Violette a recopié, à l’intention de mon père en précisant que Michel a déchiré cette partie en « jouant ». Bizarre … qui manipulait-elle déjà ? Une autre lettre de Bobonne … elle se plaint de ne plus me voir … de ne plus voir mon père … elle ne trouve pas convenable pour une fille de bonne famille de se marier enceinte !!! Je comprends soudain que c’est une réponse à Mutty (Violette est Luxembourgeoise, nous appelons sa mère Mutty)… probablement avait-elle tenté d’arranger les choses entre sa fille et sa belle-famille. Confirmation donc, je me doutais que mon frère n’était pas le fruit de la nuit de noces, le mariage devenait urgent .

Moi, je vais à l’école, c’est tout nouveau pour moi. Je n’ai connu que les bacs à sable en solitaire, les plages désertes des vacances hors saison à la mer; les broderies, les découpages de dentelle de papier, je ne savais pas qu’il y avait d’autres enfants, des écoles, des devoirs, des punitions. Je me mets à bouffer mes ongles, les petites peaux, tout y passe, le bout de mes crayons, c’est bon aussi. Saint Nicolas m’a apporté un manteau et il a mis un martinet en dessous dans la boîte ! Il est fou ! A quoi peut bien servir ce jouet étrange apporté par Saint Nicolas, ce type effrayant qui adore les gosses . Plus les crayons raccourcissent, plus le mode d’emploi du martinet, un peu obscur au début, devient très clair en pratique . Déménagement … nous habitons à Schaerbeek. Je suis en deuxième, maintenant. Je vais à l’école communale, la maîtresse dit qu’il faut écrire au Bic. Papa dit que je dois écrire à la plume parce que c’est comme ça que j’ai appris à l’école catholique en première primaire. Et ça va former mon écriture… mais Madame, elle ne veut pas remplir l’encrier rien que pour moi, elle veut le Bic et comme j’en ai pas, elle me prête le sien , on a pas le temps de faire attendre toute la classe pendant que je recopie tout le tableau à la plume … Je n’ai pas de devoirs le soir, jusqu’à la fin de l’année, enfin … j’en ai pas pour Papa … mais j’en ai pour Madame … je les fais vite le matin avant d’arriver à l’école, au Bic … comme ça c’est réglé … En troisième, je vais de nouveau à l’école catholique parce que Papa ne trouve pas cela normal qu’ils ne donnent plus de devoirs dans les écoles communales, ce n’est pas sérieux ! La maison est un peu grande, on loue le rez-de-chaussée à un monsieur. J’apprends toute seule à faire la lessive et la vaisselle, je suis un peu lente encore … « Elle », ça l’impatiente : « Depêche-toi, depêche-toi »  (« deu »pêche-toi pas dépêche-toi) et « elle » remonte la minuterie « … il te reste 20 minutes pour terminer … sinon  … ». Bonpapa est venu me voir à la sortie de l’école, il m’a dit de ne pas le dire à Mammy Violette, que ça devait rester un secret. Je ne savais plus très bien qui c’était Bonpapa – longtemps que je ne l’avais plus vu ! – mais je l’aime bien, il m’apporte des bouts de Gouda, du chocolat, des raisins secs, des boules « Valda » pour ma toux. Et de la pommade pour mon eczéma, le truc qui me gratte tout le temps partout. A la récré, je suis toute seule, j’aime pas les enfants et j’aime pas la tête-de-veau-en-tortue, le truc en gelée plein de couennes à la tomate qu’ « elle » met dans mes tartines parce qu’elle sait que je n’aime pas cela … Pourquoi parfois elle est « gentille » … et parfois pas ? Pourquoi « elle » veut m’adopter tellement « elle » m’aime et pourquoi « elle » m’aime presque pas ? La maitresse de l’école du Sacré-Coeur, elle remplit seulement mon encrier de toute la classe, je suis la seule à écrire à la plume, les autres me regardent comme si … mais, j’écrirai mieux qu’eux plus tard … c’est Violette qui l’a dit . Elle regarde mes devoirs pour voir si c’est propre … je dois recommencer tout chaque fois que je fais une tache, tracer une ligne à la règle (t’as déjà essayé avec une plume !!!) et reprendre depuis le début … ça doit être parfait … c’est comme cela qu’on apprend … (à essayer de pas pleurer ?) Papa est venu dans ma chambre pendant la nuit. Ils vont peut-être divorcer … C’est à cause de Freddy, le monsieur d’en-bas, je le sais, mais c’est un secret, moi je n’ai rien dit ! Je le sais que c’est à cause d’ « elle » que Papa est si  malheureux et en plus, « elle » va prendre mon petit frère avec quand on habitera tous les deux dans une autre maison, mon Papa et moi. Bonpapa n’aime pas que je fasse les commissions ou la vaisselle; que je rince la lessive à l’eau glacée après l’avoir fait tourner, tourner à la manivelle dans la « Mini Wash » pendant des heures (« elle » trouve toujours que c’est pas assez tourné quand je demande si je peux arrêter parce que je ne sens plus mon bras). J’ai des crevasses plein les doigts … Il m’a dit qu’il va écrire une lettre au Juge des Enfants, c’est pour mon bien …

Il écrit d’abord à son fils. « Poltron, ta femme te tient la dragée haute ! ». Il écrit à Mutty. « Devons-nous comprendre que vous vous êtes ralliée à leur idée de vivre à trois ? » Il n’aime pas cela, Bonpapa, les choses pas très orthodoxes qui se passent chez son fils. Alors il se fâche, il s’en va secouer la Justice ... Enquête sociale qu’ils appellent cela : on questionne le voisinage, on vient renifler le terrain, on emmène la gosse chez le psychologue, les époux se séparent, se réconcilient … la gamine suit son père, retrouve sa Mammy Violette et son petit frère. A présent, sur la liste des courses, il y a « Parfait Amour » de mentionné. Mais qu’est-ce que le parfait amour ?

Moi, je sais ! C’est de la liqueur mauve. J’aime bien cette couleur. Si la marchande n’en a plus dans son magasin, je peux acheter la liqueur de Dantzig à la place. C’est tout transparent avec des paillettes d’or dedans, c’est joli, je lui demande souvent si je peux secouer un peu la bouteille, enfin quand « elle » n’est pas « trop » bizarre parce que sinon « elle » m’envoie dans ma chambre. Je n’aime pas aller dans ma chambre, là en haut près du grenier, la lampe est cassée, je n’ose pas le dire, elle va encore raconter à Papa que j’ai fait quelque chose de mal quand il va rentrer de son travail  … parfois, »elle » prépare, devant le miroir pendant l’après-midi  : »Tu vois Robert, cette petite est insupportable, capricieuse, tes parents l’ont beaucoup trop gâtée … elle est difficile, elle m’épuise … j’ai déjà tant à m’occuper … et gna gna gna ».  Si « elle » croit que je la vois pas quand « elle » est toute bizarre, « elle » ferait mieux d’aller dormir si « elle » est si fatiguée ! J’ai peur de ne pas me réveiller le matin, sinon « elle » crie quand je viens trop tard la réveiller pour l’école, et si je viens trop tôt aussi, elle rouspète qu’il faut la laisser tranquille … Le monsieur d’en bas est parti … J’apporte tous les jours la gamelle à Sacha, c’est son chien, le pauvre ! il est attaché avec une chaîne dans le cagibi en dessous de l’escalier qui va au jardin. Il est tout seul tous les jours, tout le temps, il a les yeux qui coulent et il tremble … ( « elle » dit que c’est parce qu’il est vieux), moi je sais qu’il est triste mais je ne peux pas rester trop longtemps avec lui sinon « elle » va dire que je traîne exprès pour pas devoir l’aider !

1970 … La petite vole au pensionnat. Décision du Tribunal de la Jeunesse, dossier n° 424/70/5M. Exit la gosse … isolement complet de la famille… un an de quarantaine cloîtrée chez les bonnes soeurs alors que les tous les autres enfants rentrent chez eux le week-end. Pendant les congés scolaires, une institutrice l’invite parfois pour passer Noël ou Pâques, en compagnie … A 9 ans, la solitude vous écrase de son poids, de son ennui … La nuit, le dortoir vide et les peupliers qui hurlent dehors sous le peigne du vent … Le jour, l’immense réfectoire, dix rangées de néons bien alignés soulignent, d’une lumière crue et froide, la frêle silhouette perdue dans ce vide plus muet que le silence. Solitude effrayante où chaque bruit vous fait sursauter, où l’on s’imagine qu’il y a quelqu’un qui vous épie… qui va peut-être soudain surgir de là-bas au fond où c’est mal éclairé …

Il est trois heures du matin, je remonte d’une plongée en apnée dans mon passé. J’ai tout lu … ma vie jusqu’à mes dix ans. Un coup de vinaigre pour raviver les couleurs de mes souvenirs. Mais rien de vraiment neuf, juste des précisions, des décorticages psychologiques, des rapports juridiques, des termes concrets comme par exemple : « organisation d’une désaffection progressive de l’enfant vis à vis de sa mère par sa marâtre ». Mes yeux fatigués n’ont plus rien à lire : tout s’arrête sur cette décision du Juge des Enfants, « placement d’une mineure d’âge en institution ».

J’y suis restée trois ans, j’ai pu rentrer en week-end une semaine sur deux après cette interminable première année. Chaque fois, j’oublie un peu qui sont les gens de ma famille, et puis je me rappelle. Maman qui vient de nouveau me voir une fois par mois le mercredi après-midi, Papa, Mammy et Michel, mon petit frère qui a beaucoup grandi. J’aime pas être toute seule les autres week-ends, ça fait peur même si on s’habitue … et puis je pourrais encore une fois les perdre, tout pourrait recommencer … J’ai dit à la dame qui est venue me voir au parloir que je voudrais retourner dans ma famille. Je vais bientôt aller en secondaire. On s’occupe de mon avenir … Je vais avoir un autre petit frère, je dois être responsable, je suis l’aînée. Je dois tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler, je crois que je préfère me taire…

Le secret a été bien gardé. Personne n’a jamais su qu’ « elle » buvait. Pendant des années, je me suis demandé si Papa « savait ? Il ne fallait rien dire, sujet tabou …

A douze ans, on ne sait pas encore décider si c’est « normal » ou pas, on se pose des questions, des tas de questions …

A quinze, on sait, et on la ferme …

A dix-huit ou presque, on ouvre ses ailes, et on s’envole …

Mon « enquête » ne m’a pas révélé grand-chose . Elle m’a plongé dans le bleu fané d’un dossier poussiéreux, il y a là-dedans autant de toiles d’araignées que dans ma tête … résilles … résilience …

Autrefois, on brûlait les sorcières. J’en connais une. Personne ne l’a jamais jugée coupable, pourtant « elle » s’est immolée quotidiennement pendant quarante ans dans l’alcool, son bûcher intérieur, sa potion maléfique …

C’était cela l’amer à boire,

La mère à boire,

La mer à boire …

Nous avons tous trinqué …

 

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Opera cosmique (concours d’écriture 2002)
9 février, 2009, 21:54
Classé dans : Des Mots pour le dire...,Opera Cosmique

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Des mots pour le dire …
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Un matin, j’entends à la radio qu’un concours d’écriture est organisé par « La Maison de la Francité » à Bruxelles

Le sujet : « La Nature et moi »

Je me suis dit pourquoi pas …
nebuleuseorionparrcroma.jpg

Photo de la Nébuleuse d’Orion     ( M42)

située à 1500 années-lumière de la Terre

Dimension : 33 années-lumière                                       

Température : 2 millions de degrés

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OPERA COSMIQUE                   par Véronique Maes   

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Nature : ensemble des êtres et des choses qui constituent l’Univers; monde physique, réalité.

 

Voici ce que dit le dictionnaire Larousse.

La Nature n’est donc pas « que » les végétaux, les animaux, les eaux, les paysages, les cieux, la terre, les roches; c’est tout ce qui s’étale à nos yeux et bien au delà.

Laissez-moi vous convier à ce fascinant spectacle.

Le rideau se lève, devant nous se courbent l’Espace et le Temps…

 

La Nature est née dans les étoiles, à des années-lumière d’ici, dans une explosion inimaginable. Réunissez mille bombes atomiques, faites-les exploser en choeur, vous n’aurez là que modeste pet de sansonnet comparé à cet accouchement cauchemardesque. D’un incommensurable nuage de poussières et de gaz s’est ébauché un fabuleux poème. La plume qui en trace chaque lettre est énergie, l’encre est chimie; chacun nomme au secret de son coeur qui en est l’écrivain … Sa verve explore tous les genres littéraires : épopée, science-fiction, roman bucolique ou érotique, drame, philosophie, législatif … et j’en passe … Formidable magma de prose, où chaque lettre est atome qui s’accouple en mots à d’autres « lettres-atomes », pour rimer molécules et cristaux, versifier tout l’Univers. Observer la Nature, chercher à percer ses mystères, l’aimer, la protéger, l’admirer, ce n’est finalement que lire ce poème, le déchiffrer, se laisser fasciner, en recopier quelques strophes, apprendre que l’on en fait partie, trouver sa place à soi, si modeste soit-elle. Poussière d’étoiles, c’est là notre juste mesure .

Imaginez l’arrière-boutique géante de l’Univers, ses étagères remplies de galaxies telles des chaudrons bien astiqués, ses pleins tiroirs de nébuleuses tapies dans l’obscurité … En une lente et inexorable magie qui nous dépasse, s’opère la transmutation de l’hydrogène en hélium, de l’hélium en carbone, du carbone en magnésium, chaque élément s’enrichissant dans la fournaise, devenant plus lourd, plus riche, plus capable de métissage chimique. Magiciennes chamailleuses, les étoiles se jettent sortilèges et poudres d’artifice à la face, dans d’infernales explosions cosmiques, où se mitonnent tous les futurs composants de notre monde terrien.

Les millénaires s’écoulent. Les étoiles accouchent, meurent, renaissent de leurs propres cendres. Certaines sont de véritables divas, extrêmement brillantes, elles vocalisent sur plusieurs octaves, de leurs voix brûlantes s’échappe un florilège d’éléments variés. Ces virtuoses sont des supernovae, elles éclaboussent l’espace de ce talent prodigue qui les consument. D’autres étoiles ne sont que de modestes choristes, elles ne chantent que des airs purs et simples tel l’hydrogène ou l’hélium, elles meurent naines dans leurs voiles blancs et diaphanes . Les creusets s’emplissent, leurs contenus se bonifient, l’élixir de vie s’élabore au sein d’une lumineuse sarabande dansée par l’énergie qui s’échappe en fumerolles de ce fricot. Le Poème est devenu Opéra. Si l’on penche le pavillon  de cette oreille musicale géante qu’est le radioscope, on peut entendre la musique de ce sabbat titanesque. On peut même écouter la légère plainte que murmure encore l’Univers, résidu du vagissement de nouveau-né qu’il hurla lors de sa naissance, il y a de cela quinze milliards d’années. A quelques millions près … Solide gaillard !

Les millénaires s’écoulent donc, tranquillement, bercés par le chant des étoiles qui sèment à tous vents, à tous venants leurs poussières miraculeuses en grands gestes généreux. Ces poussières ne sont pas perdues, elles se rassemblent, s’accumulent, forment de petits fruits de matière. Leur rondeur amorce un mouvement de rotation qui patiemment aspire, suce et le fruit se nourrit, s’amplifie, grappille la semence stellaire et devient … planète. Dans sa longue odyssée de récolte, cette planète se sent orpheline, alors elle se cherche un astre dans l’immensité du ciel. Lorsqu’une étoile hospitalière daigne se pencher sur le petit berceau et lui offre une place dans le sillage de ses jupes, la planète s’installe, se met en orbite autour de cette providentielle mère adoptive, se tenant à distance respectable. Et coulent encore et toujours les millénaires …

Notre planète la Terre est une petite chançarde. Bien proportionnée, richement dotée des diverses matières cosmiques qu’elle a su moissonner avec une belle persévérance, elle a trouvé attractive la place que le Soleil lui a indiquée. Ni trop près pour ne point s’assécher, ni trop loin pour ne pas être gelée. Il ne lui reste plus qu’à mûrir dans ce giron douillet et propice. Sans doute y aura-t-il quelques bousculades de jalouses rivales, mais après l’un ou l’autre cataclysme plus fécondant finalement que destructeur, l’évolution va pouvoir élaborer son chef d’oeuvre.

La palette comprend une centaine d’éléments chimiques à partir desquels va se créer une diversité incroyable de matières qui composent des pages et des pages de ce grand Poème qu’est la Nature . Notre planète est un athanor merveilleux, productif au delà des plus folles espérances. En son sein se sont intimement liés les infimes ferments atomiques, nous livrant roche, eau, terre, air. Et pour habiter ce décor, la vie. Car notre Terre ne ressemble pas à l’un de ces manèges figés que sont ses petites et grandes soeurs qui peuplent le système solaire, derviches en éternelle rotation extatique. Sa taille raisonnable, sa distance au Soleil lui confèrent les dispositions idéales pour régir une fête foraine perpétuelle, changeante, animée et si bien organisée. Composée d’éléments très lourds, la benjamine, Mercure subit l’étreinte forcenée du Soleil, victime d’un amour bien trop brûlant. Les plus grandes ne sont que de gigantesques barbes à papa de gaz volatils, elles ont ainsi pris leur indépendance poussées par le vent solaire incapable de les retenir pour les réchauffer.

Demoiselle la Terre, un peu chimiste, très artiste, a marié entre eux tous ses échantillons colorés, odorants, lourds ou légers, corrosifs ou lénitifs, métalliques ou non … De toutes ces triturations, de cette féconde imagination, de ces expériences risquées sont sortis les êtres vivants : plantes, animaux, humains. Tels de petits enfants turbulents, ils peuplent désormais ce fabuleux manège, en usent , et parfois en abusent, n’étant pas tous très disciplinés. Pourtant ils ont tous reçu l’intelligence …

Chez les plantes, cette intelligence est séduction, régénération, oxygénation. Qui oserait dire qu’une plante est « idiote » ? Regardez un peu les talents de séduction et d’ingéniosité qu’elle déploie dans le but de se reproduire. Respirez l’air, vous vivez de son travail car elle est la laborantine qui dissèque chacune de vos expirations. Avec un étonnant savoir-faire, elle vous tend à bout de feuilles de grands bols d’oxygène parfaitement pur. Quand elle fane, son corps fragile nourrit la terre encore, après avoir sustenté hommes et bêtes. Les végétaux ont bien d’autres rôles : ils peuvent être remèdes pour qui connaît leurs secrets, protecteurs pour qui s’assoit sous leur ombrage, messagers du coeur pour qui apprend leur langage fleuri …

Compagnons ou ennemis de l’homme, traités en proies ou en domestiques, les animaux sont les personnages malicieux du Poème universel. Plus proches de nous, de notre propre image, ils nous sont bien moins indifférents que le brin d’herbe au bord du chemin. Est-il besoin de parler de leur intelligence, de leur variété, de leur utilité ? Dame Nature leur a donné un beau capital d’atouts pour éveiller notre intérêt à leur égard. Nous avons plus de tendresse, plus de sollicitude pour eux parfois que nous n’en avons pour les êtres humains. Ils en sont dignes car si humbles soient-ils, ils forcent le respect pour la droiture de leur esprit naturel. Ils ne sont pas destructeurs égoïstes, ou puérilement inconscients, ils obéissent aux lois de la Nature, leur instinct est un bel exemple de soumission raisonnée à l’équilibre de l’écosystème de notre Terre.

Lorsqu’elle inventait de nouvelles combinaisons, secouant ses éprouvettes, Mère Nature s’attendait-elle à trouver au fond de l’un de ses tubes à essai un garnement aussi terrible que l’Homme ? Dans ses formules magiques chimiques, dans ses rimes alambiquées, n’a-t-elle pas « un peu forcé » sur la matière grise ? Trop de curiosité, trop d’intelligence, trop d’orgueil, voilà le gamin si gâté qu’il se permet des jeux qui ne sont pas vraiment de son âge. A peine apprenti, le voilà qui se prend pour un maître, trop content d’avoir bidouillé quelques mélanges asstucieux et utiles. Le sorcier-junior s’emballe dans des Grands Oeuvres d’initiés, baguette à la main, chef d’orchestre qui croit connaître la musique parce qu’il a décoouvert quelques notes. Que de génie dans l »Homme, sa science l’enivre et lui fait oublier quelquefois la Sagesse. Le confort qu’il s’est ingénié à se bâtir le rend sourd et gaspilleur, désordonné et irrespectueux, glouton et jamais satisfait. Cette caricature morbide n’est pas l’apanage de toute l’humanité, heureusement, mais les hommes de bonne volonté ne sont pas les plus écoutés. Le message qu’ils nous délivrent avec beaucoup de bon sens, avec une prévenance totalement désintéressée nous dérange dans nos petites vies douillettes. Leurs sages paroles, leurs modes de vie, nous font dire « Tiens, voilà les Sauvages qui la ramènent ». Nous cherchons tous les « pourquoi » de tous les « comment », virant au fur et à mesure de nos interrogations toute poésie, toute spiritualité. Notre vie trop facile ne nous éduque pas à penser « naturellement ». Nous abimons la Terre, nous la saignons allègrement, la maculant de nos déchets dégoûtants, avec une paradoxale conscience de notre inconscience.

Dans le grand Poème, nous sommes les dernières strophes qui ont été écrites. Il suffirait de les effacer, de chercher d’autres rimes, la ballade n’y perdrait rien de son lyrisme. L’encre de notre histoire n’est pas indélébile, nous sommes … nous-mêmes … La vie d’un humain est si éphémère qu’il se contente de la croquer avec des manières de goinfre pressé et trop avide, brûlant dans sa frénésie l’avenir de sa gent. En cherchant les moyens de dépasser la vitesse du son, il s’est déjà trop éloigné pour que l’atteigne la mélodie de sages paroles : il a perdu le tempo, le rythme de la transe qui l’agite n’est pas sain pour lui.

A quoi avons-nous sacrifié le temps de réfléchir ? La Nature continuera avec ou sans nous , frères humains. Elle se rit de nos jeux dangereux, de nos pitreries. Elle a des millions d’années d’avenir à ses pieds qu’elle est tout à fait capable de garder sur Terre, elle ! Peu lui importe nos divagations démographiques, nos exploitations irraisonnées des ressources naturelles, nos défécations industrielles ! Elle continuera à forger des espèces capables de s’adapter à ses lois. Nul n’étant sensé ignorer ces lois … il nous reste à sérieusement y réfléchir … Et vite, très vite !

Des milliards d’années de gestation, des millions d’années de travail méticuleux; quel salaire minable payons-nous à l’infatigable Ouvrière, à cette Mère féconde qui nous a permis d’exister ! En l’espace de 200 ans, l’Humanité a amorcé une course folle au suicide collectif de son espèce. En se « développant » à outrance, elle oublie de projeter son regard vers son propre avenir. Elle a aussi oublié le partage équitable, pillant les trésors des uns pour les laisser affamés et ruinés. J’admire ces peuples qui ne demandent à la Terre qu’une pitance quotidienne et la joie de pouvoir lui rendre un hommage fait d’émerveillement et de respect. Ce sont eux les vrais sages, ils ne méritent pas nos péjorations idiotes. Nous disons « primitifs » ces hommes en tous points remarquables, alors qu’ils sont des scientifiques de l’art de vivre … « naturellement »! Nous devrions les écouter, ces Sauvages sauveurs car l’âme de ces peuples est en harmonie avec Dame Nature. Voulez-vous fermer les yeux un instant et écouter ? C’est un Amérindien de la Nation Cree, qui de sa voix rocailleuse vous offre sa réflexion en forme de prophétie :

 

« Quand le dernier arbre sera abattu,

la dernière rivière empoisonnée,

le dernier poisson capturé,

alors vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas… »

 

Gardez les yeux fermés, nous partons en Australie, rendre visite à un Aborigène, fin psychologue; il nous nomme les « Mutants », ce qui est bien poli, ma foi. Voici ses paroles :

« Il semble que les Mutants aient dans leur vie une chose appelée sauce. Ils connaissent la Vérité, mais celle-ci est enfouie sous les liants et les épices que sont les convenances, le matérialisme, l’insécurité et la peur. Ils ont aussi dans leur vie une chose appelée glaçage et qui paraît correspondre à la façon dont ils gaspillent presque tous les instants de leur vie en projets  superficiels, artificiels, temporaires, agréables au goût et jolis; ils passent très peu de vrais moments à developper leur être éternel.(…)

Nous ne jugeons pas les Mutants. Nous prions pour eux et nous les absolvons comme nous prions pour nous et nous absolvons nous-mêmes. Nous prions pour qu’ils examinent leurs actions, leurs valeurs et comprennent que la Vie est Une, avant qu’il ne soit trop tard. Nous prions pour qu’ils cessent de détruire la Terre et de se détruire les uns les autres. Nous prions pour qu’il y ait assez de Mutants prêts à devenir réels et à changer les choses. « 

Je garde les yeux fermés encore un instant, pour participer à cette prière, m’imbiber de cette religiosité qui devrait tous nous relier à notre « Naturalité » commune.

 

Qui  a déjà rouvert les yeux ?

Qui a déjà fermé ses oreilles et son coeur ?

De ceux-là, prenons l’adresse … il faut leur envoyer une carte postale … du désert …

 

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 Les citations sont extraites de

« Message des Hommes Vrais »

de Marlo Morgan 

publiée par Albin Michel 1995

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Prochain article :

Ma participation 2003

sujet : « L’inspecteur mène l’enquête … »

(classé dans   « DES MOTS POUR LE DIRE »)

Laissez-moi un commentaire si vous m’avez lue jusqu’ici,

la boîte aux lettres se trouve en haut, à gauche 

Votre jugement et votre avis m’intéresse …

Véro qui aime écrire … en vain … ?

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La photosynthèse ou comment agit la chlorophylle (page 3)
30 janvier, 2009, 10:53
Classé dans : La Chlorophylle page 3,Le Jardinet des Sciences

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Chlorophylle & Photosynthèse        page 3                    __________________________________________________________________________ 

CONTINUONS DONC NOTRE DECOUVERTE

Vous avez compris ce qu’est le gaz carbonique, vous savez qu’il est polluant; nous allons parler maintenant de :

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COMMENT DAME NATURE ET SON AMIE CHLOROPHYLLE

NOUS DEBARRASSENT DU GAZ CARBONIQUE

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D’abord, avec Dame Nature, il n’y a pas de fainéants …

     Tous les matins, de bonne heure, le Soleil est invité à prendre son poste de producteur d’énergie naturelle, un sacré boulot. Toute la journée, il va darder ses rayons, nous réchauffer, produire de la lumière. Les Plantes aussi sont priées de se « secouer » la chlorophylle, dès que le Soleil a montré le bout de son nez dans le ciel. Elles aussi vont devoir s’activer et au pas de gymnastique, s’il vous plaît ! 

Le gaz carbonique, on va s’en occuper!

Lançons la grande opération  « PHOTOSYNTHESE«  ! 

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PHOTOSYNTHESE…  ENCORE UN MOT COMPLIQUE

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Etymologie

C’est aussi un mot qui vient du grec ancien : 

« phôtos »  qui veut dire lumière et 

« sunthesis » qui veut dire réunion

Nous allons donc assister à une « réunion » grâce à la « lumière » …

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LA PHOTOSYNTHESE  OU LE MIRACLE DES PLANTES

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Les plantes, de bon matin, orientent leurs vertes feuilles vers le soleil et c’est parti, le miracle du grand nettoyage de l’air va s’accomplir …

Pour nettoyer, il faut de l’eau. L’eau est composée de deux gaz différents : l’oxygène et l’hydrogène.

EAU      =     OXYGENE     +     HYDROGENE 

     Vous pouvez vous en rendre compte lorsque vous faites bouillir de l’eau : de la vapeur s’échappe, ce sont les deux gaz de l’eau qui reprennent leur forme gazeuse à partie de 1OO°C. De l’eau, il y en a dans les plantes (n’oubliez pas de les arroser).

     La chlorophylle va utiliser l’eau des plantes en se servant de l’énergie lumineuse du soleil pour transformer le gaz carbonique contenu dans l’air atmosphérique qui se trouve tout autour de la Terre.

     Elle va faire une réunion , un mariage entre l’eau et le gaz carbonique qui aura pour résultat de produire  »une sorte de nourriture pour la plante » : elle va produire du glucose et rejeter dans la Nature un peu d’oxygène

      Le glucose, c’est un sucre, un glucide. On en trouve dans les raisins par exemple. Les céréales, le pain, les gâteaux, contiennent tous des glucides. Ce sont des aliments sucrés et énergétiques.

RESUME :     EAU   +   GAZ CARBONIQUE   >   GLUCOSE   +   OXYGENE

VOUS NE ME CROYEZ PAS ?

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FAISONS UNE DEUXIEME EXPERIENCE …       Clin doeil

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La photosynthèse ou comment agit la chlorophylle                                       (page 3) dans La Chlorophylle page 3 Aqua_Elodea_canadensis

Photo http://www.bosland.fr/catalogue/photo/Aqua_Elodea_canadensis.jpg

Il faut : une plante aquatique (élodée ou myriophylle , on en trouve chez les marchands de poissons exotiques) bien fraîche s’il vous plaît, un verre ou un bocal (haut de 15 cm), une lampe puissante, un cutter et un peu d’eau bien gazeuse (Perrier par exemple).

On remplit le verre avec une moitié d’eau du robinet (eau plate) et une moitié d’eau gazeuse. Regardez sur la bouteille de Perrier, vous verrez qu’elle contient du gaz carbonique, ce sont les petites bulles qui pétillent… On coupe bien net un morceau de tige de 10 cm, on le plonge dans le verre, côté coupé vers le haut. On fait l’obscurité dans la pièce, on allume notre « lampe-soleil » que l’on approche du verre …

Que se passe-til ? ……………………………………………………………………………………………………………………………………

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Des petites bulles se dégagent de la tige sectionnée, ce qui prouve qu’en l’approchant de l’énergie de la lumière, la plante produit (grâce à la chlorophylle) de l’oxygène quand il y a présence d’eau et de gaz carbonique. Eloignez la lampe pour vérifier que c’est bien grâce à la lumière que les bulles viennent, elles ralentissent ou s’accélèrent selon la luminosité. Le glucose reste dans la plante bien entendu, il fait partie de la sève de la plante.

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                 eau    + gaz carbonique       >>           glucose  +  oxygène

    (oxyg + hydrog) + (oxyg + carbone)  >> (carbo +hydrog +oxyg)  + (oxyg)

            (O+HH)    +     (OO + C)          >>       (C + HH + O)          + (OO)

              H²O       +        CO²             >>             CH²O              +   O²

Nous avons écrit la formule chimique comme un  scientifique

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POUR TERMINER ET ILLUSTRER …                            emoticoneemoticoneemoticone

ce fabuleux miracle de la Nature,                                   Cool

une petite histoire …                                                            Sourire

« L’invitation de Madame Plante » 

La Chlorophylle page n°4 

pour lire la suite, cliquez sur le lien ci dessous :

http://maesv.unblog.fr/2009/01/04/linvitation-de-mme-plante-la-chlorophylle-page-n-4/ 

 

 

 



L’invitation de Mme Plante … un conte pour illustrer « La Chlorophylle et la Photosyntèse » (page 4)
4 janvier, 2009, 10:58
Classé dans : La Chlorophylle page n4,Le Jardinet des Sciences

L’HISTOIRE PROMISE AUX PETITS CURIEUX 

elle permet de comprendre la formule chimique (simplifiée) de la photosynthèse grâce aux personnages du récit …

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L’INVITATION A LA FETE DU PRINTEMPS

emoticoneemoticoneemoticone     SourireClin doeil     Cool

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Mme Plante avait demandé au Soleil de se lever tôt ce matin-là. Le grand Jour était enfin arrivé … ! Depuis une semaine, elle préparait sa Fête du Printemps … Tous les ans pour son anniversaire, elle aimait réunir ses amis. Elle avait donc rédigé quelques invitations et demandé à son ami Papillon Le Facteur de les porter. Les trois petites soeurs Oxygène reçurent donc un petit billet tout rose sur lequel était écrit :

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  Mesdemoiselles les petites soeurs Oxygène 

sont invitées

Par Madame Plante

au goûter de la Fête du Printemps

ce samedi après-midi

Venez si possible déguisées et apportez vos instruments de musique

Nous allons bien nous amuser!

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       emoticone <Oxie      emoticone< Génie     emoticone< Géniale        

     Oxie, Génie et Géniale sont ravies : elles pensent déjà à ce qu’elles vont mettre pour la Fête …   Géniale, la plus âgée, aimerait se déguiser en sirène … Oxie et Génie en petits rats de l’Opéra, car les petites jumelles adorent danser …

        Cool          < Carlo Carbone

     Carlo Carbone a aussi reçu son invitation. Il est amoureux des jumelles mais bien sûr il est beaucoup trop timide … pour osez se déclarer … et puis il ne pourrait pas choisir entre elles deux … elles sont toutes deux adorables … Carlo rêve qu’il va les chercher dans sa petite auto et qu’il les emmène toutes deux au bal de la fête du Printemps … Carlo rêve …

 

Clin doeil      < Hippolyte                  Sourire      < Eugène      

     Papillon le Facteur a aussi déposé du courrier chez les frangins Hydrogène qui habitent près de la rivière, il est bien essoufflé d’avoir volé à tire d’ailes. Quelle idée d’habiter si loin, et dire qu’il doit encore passer chez Melle Chlorophylle qui joue si bien de la harpe. Pas étonnant que Mme Plante tienne absolument à sa présence à la Fête … Allez encore un peu de courage , voilà la maison d’Hippolyte et Eugène qui apparaît au détour du chemin … Heureusement qu’il y aura des tas de friandises, des glaces, de la grenadine à la Fête samedi, rien que d’y penser et l’énergie lui revient.

     Melle Chloro prépare sa harpe, vérifie les cordes, en retend quelques unes, elle n’a pas pu en jouer cet hiver … et comme il n’est pas question de faire la moindre fausse note, elle va devoir se délier un peu les doigts et s’exercer pour samedi !

     Madame Plante est prête, toutes ses feuilles ont retrouvé leur belle couleur verte. Le Soleil brille dans le ciel, son amie Chlorophylle est enfin arrivée. Elle est de bonne humeur, ce matin le Jardinier a bien arrosé le jardin, les bonnes choses du goûter viennent d’être livrées à l’heure. Elle jette un rapide regard à son miroir, qui lui renvoie un petit clin d’oeil :  » Un an de plus , ma Chère ? Vous avez si joli teint qu’on vous donnerait bien cinq ans de moins ! » Madame Plante guette maintenant  ses premiers invités . Voici Carlo qui arrive, avec les petites jumelles, dans son auto qui tousse des nuages gris de fumée … Oh ! là là, cette vilaine odeur de gaz carbonique … Elle lui demanderait bien d’aller se garer un peu plus loin ! Mais Eugène et Hippolyte sont aussi en vue, leur petit canot à moteur remonte la rivière et on dirait qu’ils ont pêché … mais oui, une Géniale Petite Sirène ! Puisque tout le monde est là, la Fête peut commencer :  »Allons, venez mes amis, allons écouter les jolies notes de la harpe de mon amie Chlorophylle, vous l’entendez ? Elle nous attend dans le Salon Vert, venez, suivez-moi … »

     Le Salon Vert est magnifique, la lumière du Soleil transperce de mille rayons dorés le dôme de verdure du plafond. Et lorsqu’ils y entrent, nos amis venus par l’eau,   Clin doeil  Hippolyte,  Sourire  Eugène et   emoticone   Géniale sont sous le charme, tout est si beau ici … Mais par contre, les jumelles sont furieuses : Oxie et Génie sont noires de fumée, leurs petits tutus blancs ont piètre allure … Il faut dire que l’auto de Carlo est bien vieille, très polluante, il ferait bien d’en changer… Madame Plante prend les deux soeurs par la main et les emmène à la salle de bain pour les aider à se débarbouiller… Carlo a sorti son petit violon de son étui, il est tout déçu d’avoir fâché ses petites copines, il a envie de jouer un air triste… Mais Chlorophylle lui donne bien vite la note avant qu’il ne flanche, Madame Plante découvre le buffet garni qui était dissimulé derrière un grand rideau de velours aux reflets mordorés. Hippolyte et son frère se joignent au groupe de musique et bientôt un petit quartet se forme : Géniale chante, les frères Hydrogène balancent leurs sons rock de guitare électrique et Carlo manie son petit violon avec entrain. Oxie et Génie, soulagées d’être à nouveau présentables sont venues lui faire un gros bisou, chacune sur une joue pour lui pardonner. Puis elles se sont enfouies au jardin, car ces deux-là ne tiennent pas en place : il faut toujours qu’elles s’envolent quand on les voudrait près de soi… 

     Melle Chloro délaissant sa harpe vient s’asseoir pour bavarder et plaisanter sans fin, grignoter quelques sucreries… »Laissons les jeunes faire leur musique, moi je ne joue bien que la musique classique, ils vont bien trop vite pour moi. Alors, ma Chère Amie, racontez -moi votre hiver… Beaucoup de neige cette année ? » Jusqu’au soir ce fut une merveilleuse Fête, on se régala de mille délices.

     Les trois musiciens    Cool Clin doeil Sourire   et   emoticone   Géniale la petite sirène chanteuse parlent maintenant de faire un vrai groupe ensemble : ils sont devenus inséparables.  

Madame Plante a demandé à son amie Chloro de s’installer chez elle au moins jusqu’à l’automne .

     Quand aux jumelles espiègles, vous les trouverez probablement quelque part du côté du jardin où elles jouent sûrement à cache-cache entre trois arabesques et deux entrechats aériens .      emoticone  emoticone

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MIEUX COMPRENDRE LA FORMULE CHIMIQUE

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H²O c’est l’EAU          Clin doeilemoticoneSourire

hydrogène      (Hippolyte et Eugène)   2 atomes

oxygène         (Géniale)                      1 atome

_______________________________________________

CO² c’est le GAZ CARBONIQUE            Coolemoticoneemoticone

carbone          (Carlo)                        1 atome

oxygène          (Oxie et Génie)            2 atomes

________________________________________________

 CH²O c’est le GLUCOSE          CoolClin doeilSourireemoticone  

carbone          (Carlo)                         1 atome

hydrogène       (Hippolyte et Eugène)   2 atomes

oxygène           (Géniale)                     1 atome

_________________________________________________

O²  c’est l’OXYGENE           emoticoneemoticone       

oxygène          (Oxie et Génie)             2 atomes

_________________________________________________

CO²   +   H²o    > (Chloro) >   CH²O + O²

Le gaz carbonique au contact de l’eau    CO² +  H²O 

Coolemoticoneemoticone      +     SourireemoticoneClin doeil     

> (grâce à la chlorophylle) 

> produit du glucose et de l’oxygène       CH²O  +  O²

CoolSourireClin doeilemoticone      +     emoticoneemoticone

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Fin de l’article « Chlorophylle »

N’hésitez pas, tous les commentaires sont bienvenus,

les critiques aussi !

A bientôt peut-être …

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Si vous le désirez vous pouvez lire aussi  

dans la catégorie 

« DES MOTS POUR LE DIRE »

« OPERA COSMIQUE »

C’est ma copie de participation au concours d’écriture 2002

de la Maison de la Francité (Bruxelles)

(J’y parle de la formation de l’Univers et de la Nature )

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(Pas encore publié)

« L’amer à Boire »

concours d’écriture 2003

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